Etude épidémiologique sur les germes isolés de l’ECBU dans l’EPH de Médéa
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Depuis des années, l’infection urinaire (IU) est considérée comme l’infection
bactérienne la plus fréquente. Elle représente un enjeu majeur de santé publique dans le
domaine des pathologies infectieuses. Dans notre étude réalisée au niveau du laboratoire central
de l’Établissement Public Hospitalier (EPH) de la wilaya de Médéa. L’objectif principal est de
diagnostiquer les infections urinaires en identifiant les germes présentes dans les échantillons
d’urine.
Dans l’étude prospective menée entre février et mars 2025 sur 198 patients, 39 cas
positifs ont été recensés (20 %). Les entérobactéries ont été identifiées dans 82 % des cas,
suivies de Pseudomonas aeruginosa (8 %), Proteus mirabilis (6 %), Enterococcus spp. et
Enterobacter spp. (2 % chacun). L’antibiogramme a révélé une forte résistance des
entérobactéries à l’ampicilline (AMP) et à l’amoxicilline-acide clavulanique (AMC). P.
aeruginosa a montré une résistance de 33 % à la ceftazidime (CAZ), l’imipénème (IMP), la
fosfomycine (FOS) et le cotrimoxazole (SXT). P. mirabilis a présenté une résistance élevée à
l’AMP, à la colistine (CS), et de 50 % à l’AMC et à la cefazoline (CZ). Enterococcus spp. a été
fortement résistant à plusieurs antibiotiques, dont AMP, CTX, E, RIF, FOS, GN et LVX.
Enterobacter spp. a montré une résistance marquée à AMP et AMC.
L’étude rétrospective (2020–2024) portant sur 4261 prélèvements a révélé 487 cas
positifs. Les entérobactéries ont représenté 91 % des isolats, suivies de P. aeruginosa (5 %),
Staphylococcus spp. (2 %), Streptococcus spp. et Enterococcus spp. (1 % chacun). Sur 441 cas
d’entérobactéries, Escherichia coli a été majoritaire, suivie de Klebsiella pneumoniae,
Enterobacter spp. et P. mirabilis. Des souches rares comme Serratia spp., Citrobacter spp.,
Enterobacter sakazakii ont été détectées en proportions très faibles. Des cas de co-infections
(E. coli / K. pneumoniae, Enterobacter spp. / P. aeruginosa) ont également été observés.
Les infections urinaires ont touché majoritairement les femmes (72 %, sex-ratio F/H :
2,58) et les adultes (83 %). Un pic de fréquence a été noté en février (60 cas) et mars (61 cas).
Les services les plus concernés étaient la maternité, les urgences médico-chirurgicales et la
médecine de femme
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Microbiologie Appliquée
