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Etude de l'effet préventif et thérapeutique du NADH sur un modèle de diabète expérimental

Abstract

Le diabète sucré est un problème majeur de santé publique. Sa prévalence a augmenté de façon exponentielle au cours des 20 dernières années. La WHO prévoit que le diabète sera la septième cause de décès en 2030. Le traitement actuel repose sur l’utilisation de l’insuline et des antidiabétiques oraux à l origine de complications plus graves. Aucun traitement curatif efficace n’est disponible à l heure actuelle. Il est nécessaire donc de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques plus efficace et des mesures de prévention appropriées. le NADH une molécule au pouvoir antioxydant et énergétique, utilisée aussi pour traiter certaines pathologies dégénératives aurait cependant dévoilé certaines de ses vertus cachées à savoir un effet hypoglycémiant intéressant dont l origine reste inconnue. D où l intérêt de ce travail qui consiste à évaluer l effet protecteur du NADH, d étudier son activité antidiabétique et régénérative tout en mettant en exergue les mécanismes sous-jacents. Le diabète induit par la STZ est l’un des meilleurs exemples de diabète expérimental étudié à des fins étiopathogéniques et thérapeutiques. Cent rats Wistar albinos mâles adultes ont été répartis en deux groupes afin de réaliser une étude préventive et curative. Le groupe du curatif comprenait le groupe contrôle non diabétique, le groupe diabétique non traité, le groupe diabétique traité avec différentes doses de NADH (1, 2 et 3 mg / kg / jour) après injection de STZ et un autre groupe diabétique traité avec 750mg/kg de la Metformine. Alors que le groupe préventif comptait a son tour un groupe témoin diabétique à jeun, un groupe témoin diabétique non à jeun en plus des trois groupes ayant reçu chacun 15 mn avant injection de STZ une dose IP de NADH de 150mg/kg, 300mg/kg et 500 mg/kg respectivement. Ces derniers comptaient aussi un lot à jeun et non a jeun. Tous les animaux sauf ceux tu témoin non diabétique ont reçu une dose IP de 45mg/kg de STZ. La glycémie à jeun et le poids ont été mesurés régulièrement. A la fin de l expérience, Les pancréas ont été recueillis et une étude histologique et immuno-histochimique a été réalisée. Les résultats ont montré une nette efficacité du traitement dans la prévention de l installation d une hyperglycémie persistante au sein du lot préventif contrairement au lot curatif ou l hyperglycémie n a pas pu être contenue. Cet effet protecteur observé confirme l efficacité du traitement aussi bien à faibles qu a fortes doses. L examen histopathologique et immunohistochimique a permis la mise en évidence chez les individus traités, d une augmentation de la masse des cellules beta signe pathognomonique d une régénération cellulaire. En conclusion, le NADH aurait indéniablement un rôle protecteur des cellules beta en proie aux changements biochimiques et histologiques observés lors d un stress oxydant généré par l action de la STZ mimant un état diabétique, alors que dans le présent travail l effet curatif du NADH n a pas pu être prouvé à cause de la destruction massive des cellules beta rendant toute régénération impossible. Cette étude cependant ouvrirait des perspectives d avenir permettant l élaboration de nouvelles stratégies thérapeutique et/ou préventives dans la gestion du diabète.

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Biologie et pathologie cellulaire

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