Surveillance microbiologique en poste opératoire des malades ayant vécu une intervention chirurgicale du système nerveux central
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Les infections du site opératoire en neurochirurgie, heureusement rares, sont graves et
peuvent mettre en jeu le pronostic vital des patients. Leur morbidité peut aggraver les séquelles
neurologiques des patients et compliquer leur prise en charge en rééducation.
L’objectif de ce travail est la recherche et l’identification des germes responsables de
suppuration des plaies post chirurgicales et la détermination des facteurs de risques chez des
patients qui ont vécu une intervention chirurgicale du système nerveux central.
Une Etude exhaustive a été menée pendant 3 mois au niveau de service de la chirurgie
générale pour femme et homme et de la chirurgie infantile du CHU de Médéa. Un quest ionnaire
utilisé pour la collète des donnés des patients et la détermination des facteurs de risques, Tous les
prélèvements de pus et de LCR ont été inclus et destiné au laboratoire de bactériologie.
7 cas d’ISO ont été colligé sur 48 patients opérés soit un taux d’incidence de 14.5 %, deux
facteurs de risques à savoir la durée d’intervention et l’hospitalisation sont les seuls impliqués
dans l’apparition de l’infection. Au total, 8 souches bactériennes ont été identifiées dont les
entérobactéries représentaient 50 % et les bacilles à Gram négatifs oxydase positif 50 % aussi.
Pseudomonas aeruginosa était l’espèce prédominante dans notre série (50 %) suivie de
Klebsiella pneumonie (25 %) et Proteus vulgaris avec entérobacter cloacae répartissant le même
pourcentage (12,5 %). Tous les isolats de Pseudomonas aeruginosa étaient sensibles à la plupart
des antibiotiques de la famille de béta-lactamines et aminosides, 3/4 de ces isolats ont présenté
une résistance à la fosfomycine et 2/4 à la rifamycine, (4/4) d’entérobactéries était résistantes à
céfazolline, amikacine et cotrimoxazole, et 3/4 ont présenté une résistance vis-à-vis amoxicilline
+ acide clavulanique et céfotaxime.
Nos résultats ont montré une résistance des souches vis-à-vis les céphalosporines C3G qui
ont été donné comme antibiothérapie. Cela nous a permet de suggérer un traitement des ISO par
l’association (C3G–aminosides). La forte fréquence des ISO rend indispensable un renforcement
des mesures d’hygiène entourant l’acte opératoire, la révision de s protocoles d’antibiothérapie et
la mise en œuvre d’une surveillance régulière des ISO selon des procédures standardisées dans
les services chirurgicaux.
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Microbiologie appliquée
