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Contribution à l’étude comparative des microorganismes de la rhizosphère et la phyllosphère d’Helianthus annus(tournesol)

Abstract

Ce travail s’inscrit dans le cadre de la microbiologie appliquée, et a pour objectif principal la comparaison des communautés microbiennes présentes dans deux compartiments écologiques distincts de Helianthus annuus (tournesol) : la rhizosphère, zone influencée par les racines dans le sol, et la phyllosphère, c’est-à-dire la surface aérienne de la plante, notamment les feuilles. Les analyses ont montré que la rhizosphère présente une diversité bactérienne plus riche et plus complexe que celle de la phyllosphère. Ce compartiment, en contact étroit avec les exsudats racinaires, est fortement colonisé par des genres microbiens connus pour leur rôle bénéfique dans le développement végétal, comme Bacillus, Pseudomonas, Azospirillum et Rhizobium. Ces bactéries, classées comme rhizobactéries promotrices de croissance (PGPR), agissent à travers plusieurs mécanismes : Production de phytohormones telles que l’acide indole acétique (AIA), Fixation biologique de l’azote atmosphérique, Solubilisation des phosphates minéraux insolubles, Production de composés antimicrobiens (pyoverdine, pyocyanine), Synthèse d’ammoniac et de sidérophores, contribuant à la biodisponibilité du fer. En comparaison, la phyllosphère présente une densité microbienne plus faible, dominée par des phénotypes simples et des bactéries pigmentées bien adaptées aux conditions environnementales de la surface foliaire. Certaines souches fongiques ont également été détectées, témoignant d’une colonisation fongique significative dans cet habitat. L’étude a également permis de mettre en évidence les capacités PGPR de certains isolats issus de la phyllosphère, bien que plus limitées que celles des souches rhizosphériques. Cette distinction fonctionnelle et écologique entre les deux habitats souligne l’importance de la compartimentation microbienne dans les plantes. La pertinence de ces résultats est d’autant plus marquée dans un contexte d’agriculture durable. La compréhension des rôles écologiques des microorganismes associés à Helianthus annuus ouvre des perspectives intéressantes pour : La biofertilisation, La bioprotection des cultures contre les pathogènes, La tolérance au stress abiotiques comme la salinité et la sécheresse. En conclusion, cette étude met en lumière l’importance de l’interaction plante-microorganismes à différents niveaux de la plante, et encourage à valoriser les PGPR comme alternatives écologiques aux intrants chimiques en agriculture

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Microbiologie appliquée

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