ETUDE ET MODELISATION DE LA BIOSYNTHESE DES ANTIBIOTIQUES A PARTIR DE DIFFERENTES SOUCHES PRODUCTRICES - CAS DE PLEUROMUTILINE
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L’objectif de cette thèse vise à développer des méthodologies basées sur les réseaux de
neurones pour la modélisation des bioprocédés et ceux pour un but de prédiction et d’optimisation.
Notre première contribution a porté sur l'utilisation des réseaux de neurones pour la
modélisation du processus de fermentation fed-batch de pleuromutiline et ceux dans le but de
prédire l'évolution des paramètres difficilement mesurables on line (biomasse, substrat et produit) à
partir de variables facilement mesurables. Pour cela, trois modèles neuronaux de type feedforward
ont été construits et optimisés. Ces modèles se caractérisent par une structure similaire : cinq
neurones dans la couche d'entrée (temps de fermentation, pH, indice de réfraction et concentration
initiale d'inoculum et concentration initiale du substrat), une couche cachée avec un nombre de
neurones optimisé au cours du processus d’apprentissage et un neurone dans la couche de sortie
(biomasse, consommation du sucre ou formation du produit). Une bonne concordance entre les
valeurs expérimentales et les valeurs prédites pour chaque modèle neuronal a été obtenue (les
racines des erreurs quadratiques moyennes pour la base de test étaient respectivement de 0,4624%,
de 0,1234 g/L et de 0,0016 mg/g pour le réseau de neurones décrivant la biomasse, la
consommation du substrat et la formation du produit). Par ailleurs, la comparaison entre les
modèles neuronaux optimisés et les modèles cinétiques non structurés a démontré la supériorité des
modèles neuronaux. En plus de l’excellente corrélation des données expérimentales, les trois
modèles neuronaux utilisés ont montré une bonne capacité prédictive d’interpolation.
Notre deuxième contribution a porté sur le développement d’une méthodologie
d’optimisation, combinant un plan composite centré (PCC), un réseau de neurones artificiel (RN) et
un algorithme d'optimisation par essaim de particules (OEP). Cette technique a été appliquée à
l’optimisation des conditions de culture de Pleurotus mutilus (vitesse d'agitation, température et pH)
et ceux dans le but d’obtenir une production maximale en pleuromutiline. Le PCC et le RN ont été
utilisés respectivement pour planifier et concevoir l'expérience et pour modéliser le processus.
L’algorithme d’OEP a été appliqué pour deux fins : remplacement de la rétro-propagation standard
dans l’apprentissage du réseau de neurones et l’optimisation du modèle neuronal obtenu. La
comparaison entre le modèle neuronal formé avec l’algorithme d’OEP (RNOEP), le réseau de
neurones formé avec l’algorithme de régularisation bayésienne (RNRB) et le modèle quadratique de
la méthodologie des surfaces de réponse (MSR) a démontré la grande capacité de modélisation des
modèles neuronaux. Par la suite, un algorithme générique d’OEP a été utilisé pour optimiser
l’espace d’entrées des modèles neuronaux (RNOEP et RNRB). En vertu de l’optimisation du
modèle RNOEP, les niveaux optimaux des conditions de culture obtenus sont: une vitesse
d'agitation de 242 tr/min, une température de 26,88 °C et un pH de 6.06. Par conséquent, une
production de 10074 ± 500 μg/g qui est en très bon accord avec la prédiction (10149 μg/g), a été
observée dans l'expérience de vérification. L’optimisation du modèle RNOEP (10074 μg/g) a donné
un rendement de 27,5 % supérieure à celui obtenue par l’optimisation du modèle RNRB (7900
μg/g) démontrant ainsi la supériorité de la méthodologie développé.
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Génie des Procédés
