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Etude rétrospective sur le cancer de côlon dans la région de Médéa

Abstract

Dans les pays occidentaux, le cancer du côlon constitue, de par sa fréquence et sa gravité, un enjeu de santé publique. Peu d’études ont été consacrées dans notre pays à l’estimation de la fréquence, de la mortalité de ce cancer et de dépistage. Pourtant toutes les conditions nécessaires pour que celle-ci soit justifiée dans une population générale sont remplies par le cancer du côlon : il est fréquent ; il reste grave et surtout il peut être guéri s’il est diagnostiqué au début. Le but de ce travail est de faire le bilan des connaissances apportées par l’épidémiologie descriptive et de dégager les caractéristiques anatomopathologiques de cette affection, afin d’envisager une politique de prévention ou de dépistage. Une étude rétrospective a été menée au laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologique de l’Etablissement Publique Hospitalier de Médéa (hôpital de MOUHAMED BOUDHIAF) dont le but est de préciser les aspects épidémiologiques et anatomopathologique.Elle a porté sur 24 cas de cancers coliques colligés sur une période de 5 ans, allant de Janvier 2012 à Décembre 2016. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 58 ans avec une prédominance masculine (un ratio 1,4). Le cancer du côlon est surtout localisé sur le côlon droit (54% des localisations) suivi du côlon gauche (29% des localisations), puis le côlon sigmoïde (17%des localisations) ; La répartition du degré de différenciation des adénocarcinomes indique que (80%) sont bien différenciés, (10%) pour les adénocarcinomes moyennement différenciés et peu différenciés. L’extension tumorale est appréciée par l’échographie abdominale, la radiographie thoracique et la scanographie spiralée. Dans notre contexte algérien, la plupart des cancers coliques sont diagnostiqués tardivement (40%des cas) avec une lourde mortalité d’où l’intérêt de faire un diagnostic à un stade précoce. Il est donc très important de développer et d’évaluer les méthodes de dépistage de ce cancer afin de détecter les lésions précancéreuses et les cancers à un stade curable dans le but de diminuer la mortalité et l’incidence. A l’heure actuelle, il reste encore difficile d’adopter un programme de dépistage du cancer du côlon pour plusieurs raisons, d’une part, en raison de l’absence d’une épidémiologie descriptive et d’un registre national des cancers, et d’autre part, du fait que les programmes de dépistage nécessitent une grande logistique incluant des compétences humaines et des moyens matériels importants

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Biologie Médicale

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