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Effet de la désynchronisation sur le foie chez un rongeur déserticole la gerbille (Gerbillus tarabuli).

Abstract

Les relations entre les êtres vivants et leur environnement requièrent des ajustements hormonaux, métaboliques et comportementaux indispensables au maintien des équilibres physiologiques et biochimiques. Dans ce contexte, la rythmicité circadienne apparait comme une caractéristique fondamentale assurant le déroulement des événements biologiques à un moment précis du jour ou de l’année. Le présent travail vise à étudier l’effet de la perturbation du cycle lumière/obscurité sur les aspects morphofonctionnels du tissu hépatique chez un rongeur : Gerbillus tarabuli, espèce désertique nocturne. Il sera plus particulièrement centré sur l'impact de cette arythmie temporelle sur la structure du tissu hépatique. Notre investigation a porté sur deux lots de gerbilles, l’un (témoin) soumis à un cycle nycthéméral standard (L/D: 12:12) et l’autre (désynchronisé) soumis à une perturbation chronique du cycle lumière-obscurité, en alternant un cycle standard (L/D : 12 :12) par un cycle perturbé (de L/D 20:04), en allongeant la phase lumineuse, pendant 8 semaines. L’analyse comparée des deux groupes montre que la désynchronisation photique a conduit à une altération de l’architecture tissulaire par une nécrose hépatocytaire à l’origine de foyers inflammatoires largement disséminés. Ces foyers associent une dilatation des sinusoïdes et un recrutement des cellules de küppfer et des leucocytes. En outre, l’analyse histologique montre des changements morphologiques non négligeables présentés par une hypertrophie cellulaire et nucléaire suggérant une hyperactivité mécanique ou métabolique des hépatocytes. Ces changements témoignent de la l’affaiblissement de l’activité hépatique comme le confirme la déplétion en glycogène mise en évidence par les colorations à l’acide périodique de schiff. De plus, l’extension de la trame conjonctive observée confirme un état de souffrance hépatique. Ces résultats sont interprétés comme étant une réponse à l’allongement de la phase lumineuse du cycle L/D correspondant à la phase de repos de l’animal. Il ressort de cette étude qu’un déphasage entre le rythme endogène d’activité de l’espèce et le cycle journalier de l’éclairement a un fort impact sur la morphologie et corrélativement sur l’activité métabolique des cellules hépatiques.

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Biologie et pathologie cellulaire

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